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Christophe Josse fait partie désormais de la haute-couture

La haute couture est passée de 24 maisons en 1987, à 22 en 1980, et à 11 pour les collections printemps-été 2011. Aujourd’hui 11 maisons possèdent le label haute couture: Adeline André, Anne-Valérie Hash, Chanel, Christian Dior, Franck Sorbier, Givenchy, Jean-Paul Gaultier, Maurizio Galante et Stéphane Rolland. Et le 7 janvier 2011, Christophe Josse et Gustavolins ont été admis dans le cercle fermé de la haute couture après avoir été « membre invité » pendant de nombreuses saisons.

Christophe Josse

Après des études d’histoire de l’art et de stylisme, Christophe Josse entre chez Louis Féraud où il assiste le maître pendant trois ans. En 1989, il intègre le studio haute couture chez Torrente. Très vite, il devient le premier assistant de Rose Torrente-Mett, puis son directeur de studio haute couture et prêt-à-porter de luxe. Après le départ de la créatrice en février 2003, il assume seul la direction artistique de la collection haute couture automne-hiver 2003-3004.

En février 2004, il quitte la maison du rond-point des Champs-Elysées pour assumer une mission de consultant artistique pour l‘un des plus grands groupes textiles chinois : Hempel International.

En juillet 2005, il présente avec le soutien d’un groupe de presse Japonais sa première collection couture éponyme. Désormais, il se consacre à sa maison et propose une mode intemporelle et féminine, non formatée, qui ne serait plus seulement collée aux tendances mais répondant au besoin du quotidien, tout en conservant l’image précieuse et sophistiquée, dynamique et moderne, qu’il se fait de la femme. Il présente depuis ses collections en tant que « membre invité » de la Fédération Française de la Couture.

Pendant plus de quinze ans, Christophe Josse s’est attaché à créer des collections fidèles à l’esprit d’une maison de haute couture. Il cultive les contrastes, allie tradition et air du temps, développe sa spontanéité tout en restant proche du quotidien. Il veut séduire, avec une collection de couture et de prêt-à-porter qu’il souhaite féminine, dynamique et accessible. Loin d’un produit formaté, identique, il veut proposer une réelle simplification élégante inspirée de ses collections couture.

Depuis fin 2007, le couturier reçoit sa clientèle dans des salons, cosy, lumineux et fonctionnels de 150 m2 à Paris.

« Cette nouvelle adresse m’apporte sérénité et quiétude » indique le couturier, heureux de cet écrin situé dans un quartier de shopping parisien qui lui permet de « ne plus être enfermé dans ma bulle et d’être en contact avec la vie, car ici quand vous traversez la rue, vous pouvez rencontrer des gens sur cet axe de passage ».

Christophe Josse dans sa boutique - 231, rue Saint Honoré - Paris

Haute couture printemps-été 2009

Collection printemps-été 2011

Christophe Josse, roi de la délicatesse, a présenté au Palais de Tokyo une collection « fragile, légère et fraîche », selon ses mots, mais aussi plus contemporaine que les précédentes, qui a été vivement applaudie.

Robe plastron

Longue robe noire

Son adoubement comme membre permanent de la couture semble avoir insufflé une bonne dose de confiance à ce créateur «d’habitude toujours inquiet».

«C’est exaltant et ça donne enthousiasme et énergie aux ateliers», a-t-il confié en coulisses, évoquant des «perspectives d’avenir très lumineuses».

Davantage de court (y compris la mini-robe de mariée) mais aussi du long à jupe plissée transparente. Beaucoup de blanc encore, mais aussi des couleurs dont l’énoncé fait rêver : «beurre frais, lilas, gorge de pigeon, ciel anglais».


En savoir plus

L’appellation « haute couture » est juridiquement protégée et attribuée selon des critères qualitatifs et quantitatifs (modèles exclusifs sur mesure, travail réalisé à la main, effectifs minimum…). La haute couture, appellation exclusivement parisienne et chroniquement déficitaire, a perdu la moitié de ses acteurs depuis une dizaine d’années. Mais la part de rêve qu’elle génére reste la meilleure garantie de sa pérenité, l’image des maisons étant liée aux ventes des produits les plus lucratifs (cosmétiques, parfums, accessoires…).

Quand on parle de haute couture, la création prime sur l’argent, se plaisent à répéter les maisons, qui se gardent de révéler les investissements engloutis dans l’élaboration d’une collection ou l’organisation d’un défilé. Mais certaines maisons doivent renoncer à défiler, l’organisation d’une présentation et la réalisation des modèles – qui pour beaucoup ne se vendent pas – pouvant engloutir plusieurs millions d’euros.

Boutique
231 rue Saint Honoré – 75001 Paris
Site officiel

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Radar à tendances genevoises

Je vous conseille ce petit guide annuel contenant une sélection de lieux « branchés » genevois – théâtres, musées, librairies, galeries, design, cafés & restaurants, spa, coiffeurs, boutiques, bijouteries. L’application iPhone est pratique. Ce guide est idéal pour découvrir la ville sous l’angle shopping/culture/tendances. Pour les genevoises, je pense qu’il permet de découvrir des endroits sympas dans des quartiers qui ne nous sont pas familiers.

Urban Map Genève a été créé en 2002 par Nadège Reveillon, une artiste qui a étudié aux beaux-arts de Grenoble. Au départ, le guide prenait la forme d’un flyer qui se nommait « QG circuits & tendances urbaines Genève » – un plan de la ville avec un index des lieux branchés. Grâce au succès de l’édition genevoise, une édition lausannoise a vu le jour l’année suivante.

Le public cible… les 20-45 ans qui redécouvriront leur ville et les jeunes qui y viennent pour la première fois. J’aime bien Genève et Lausanne, il faut montrer que ce sont des villes qui bougent. Pour ce faire, il a fallu démarcher les commerçants car pour y figurer ce n’est pas gratuit.

La ville est partagée en 5 quartiers décrits de manière juste et intelligente :

  1. grottes & pâquis – 2 quartiers populaires et cosmopolites par excellence, situés à 2 pas de la gare, où se mélangent couleurs, coutumes, cuisines d’ici et d’ailleurs.
  2. rues basses & vieille-ville – le coeur même de la ville où se côtoient histoire, air du temps, luxe et savoir-faire. La vieille ville est chapeautée par la cathédrale Saint-Pierre.
  3. rive & eaux-vives – A 2 pas du centre ville, de petites parenthèses urbaines douces et originales. Le bord du lac, à consommer sans modération… il y fait bon vivre avec le jet d’eau, les pédalos, les glaces et les plages…
  4. plainpalais – le coeur artistique de la ville avec son fameux « quartier des bains » où s’est regroupé autour du plus grand musée d’art moderne et contemporain de Suisse, un grand nombre de galeristes. De l’autre côté de la plaine, le « quartier latin » genevois
  5. carouge – à 2 pas de l’agitation de la ville, le petit village sarde où il fait bon flâner dans les rues et sur les terrasses. Carouge regorge d’ateliers-galeries et de petits commerces dans lesquels des artisans et des passionnés savent partager leur savoir-faire.

J’ai un critère subjectif (pour choisir les adresses) qui est celui du coup de coeur – pour l’endroit ou la personne qui tient l’arcade. Et puis, il y a des notions plus objectives, comme l’accueil, le rapport qualité-prix, l’originalité, le souci de faire évoluer les lieux et le choix des produits…

Site officiel
Application iPhone gratuite

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Andre Leon Talley – number 17

André Leon Talley est l’un des critiques les plus influents du monde de la mode. Sa haute stature, ses costumes extravagants faits sur mesure et ses immenses lunettes noires ont fait de lui un personnage haut en couleur, sans qui les défilés n’auraient pas la même saveur.

Né le 16 octobre 1949, André Leon Talley fut élevé par sa grand-mère. Bien que travaillant toute la semaine en tant que femme de ménage, celle-ci est parvenue tout au long de l’enfance du petit André Léon à lui offrir un foyer chaleureux, dont il garde un souvenir heureux. Il grandit dans une Amérique où la ségrégation faisait encore rage. Il dut endurer en silence beaucoup de vexations, mais cela toujours en ayant conscience de sa valeur et de sa dignité.

Son professeur de français lui donna le goût de la littérature, de l’esthétique et de l’art, qui l’influenceront tout au long de sa vie… Dès son adolescence, il fut rapidement attiré par la mode. Ainsi, un après-midi de juin, il découvrit un numéro de Vogue dans la petite presse locale, et il en devint un lecteur assidu.

Lorsqu’on lui demandera plus tard où avait-il acquis son infaillible sens du style, il citera Vogue, mais aussi sa grand-mère qui l’emmenait à la messe le dimanche. Durant le service, il observait ces femmes qui s’étaient mises sur leur trente-et-un, et il y comprit ce qu’était l’élégance.

Vous y voyiez de belles femmes, de splendides chapeaux et les gants assortis. C’était des gens sans grands moyens, mais ils avaient une allure extraordinaire, surtout le dimanche !

En dépit de son goût prononcé pour la mode, il entreprit des études de français. Une fois son diplôme obtenu, il partit s’installer à New-York où il intégra le gotha des artistes avant-gardistes qui comptait Andy Warhol et Bianca Jagger. À cette époque, très peu d’Afro-Américains étaient admis dans ce genre de milieu, encore moins dans le journalisme de mode.

Son premier job en tant que pigiste mode, il l’obtint à 28 ans au « Women’s Wear Daily », non sans susciter l’inquiétude de ses collègues qui n’étaient pas habitués à côtoyer sur un pied d’égalité une personne de couleur. Diana Vreeland, la rédactrice en chef de Vogue de 1962 à 1971, se prit d’amitié pour Talley et en fit son protégé. En plus de la direction de Vogue, elle avait à charge les collections du Metropolitan Museum of Art, et elle prit Andre Léon Talley comme assistant.

De fil en aiguille, Talley devint quelqu’un de prisé par le milieu. Il travailla par la suite à l’ »Interview » puis au « New York Times », pour finalement entrer chez Vogue en 1983, en tant rédacteur en chef des news mode. À peine cinq années plus tard, il fut promu directeur artistique et acquit, de par ce titre, un formidable pouvoir au sein du monde de la mode.

Il profita de ce poste pour mettre en valeur le travail des stylistes afro-américains, et demanda aux designers de s’ouvrir au melting-pot en choisissant plus de mannequins de couleurs pour leurs défilés et leurs campagnes de publicité. Il trouvait complètement incohérent qu’une griffe se vendant à l’international n’inclue pas dans son show tous les types de nationalité.

Il quitte Vogue en 1995, débauché par W, et s’envole pour la France où il sera le directeur des bureaux parisiens du magazine. En 1998, il revient chez Vogue en tant que chroniqueur. Ses papiers, intitulés « Stylefax », sont attendus et lus avec avidité. Depuis, la chronique a évolué : elle ne parait qu’une fois par mois et se nomme « Life with André ». En 2003, il sortit ses mémoires, « A.L.T. », retraçant son parcours.

Tous s’accorderont pour dire qu’André Leon Talley est La référence afro-américaine en matière de mode, et que personne ne l’a encore égalé. En 2003, le « Council of Fashion Designers of America » lui décerna le prix Eugenia Sheppard, pour récompenser son travail de journaliste de mode. Talley déclara, pince-sans-rire, que ce prix aurait dû lui être décerné depuis bien longtemps.

2008 CFDA AWARDS - Naomi Campbell habillée en YSL avec André Leon Talley

Depuis plus de 30 ans, Talley a sa place réservée aux premiers rangs de tous les défilés aux côtés d’Anna Wintour, de Paris à Milan en passant par New York et Londres.

Il a travaillé et travaille encore avec les acteurs les plus prestigieux de la mode et d’Hollywood. Son ami Karl Lagerfeld (qu’il connaît depuis 1975, année où Andy Warhol les présenta) lui a dessiné de longs manteaux, afin que sa corpulence toujours plus opulente conserve une allure noble. Talley décrit ses manteaux avec la dérision qui lui est chère :

Comme un tipi où on pourrait loger une famille de lilliputiens

André Leon Talley, c’est à la fois un monstre sacré, une icône de mode, mais aussi un petit garçon qui ne cesse d’être émerveillé par la créativité des stylistes. Il a su, en dépit de sa notoriété, conserver un regard dénué de préjugés qui fait de lui une valeur sûre et respectée en matière de style et de tendances à suivre.

Marc Jacobs, Andre Leon Talley, Victoria Beckham

Sources
Tendances de mode
Vogue
Wikipedia


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Les limites de la mode # 01

Le sac plastique Jil Sander pour le printemps/été me laisse bouche baie. Il est commercialisé au prix de EUR 100

Qu’en pensez-vous?

Toutefois, ce sac semble être le seul « faux pas » de cette magnifique nouvelle collection Jil Sander – les couleurs sont sublimes, les matières souples semblent agréables à porter.

Photos – The Sartorialist

Toute la collection disponible ici


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Col claudine – what you say ?

Les Français l’appellent le col Claudine tandis que les Américains le surnomment le col Peter Pan. Le col claudine désigne un col type chemise, mais avec des angles arrondis.

Le col Claudine est une sorte de « produit dérivé » de l’héroïne de la série de romans « Les Claudine » de l’écrivain Colette. Ces romans retracent la vie du personnage Claudine, une version romancée de la vie de l’auteur. Le col Claudine est apparu lors du premier ouvrage, Claudine à l’école, pour lequel Colette fit une série de photos déguisée en écolière. Pour les Américains, ce sont les chemises des enfants dans Peter Pan qui ont inspiré le surnom.

Le col Claudine est donc d’esprit rétro et plutôt sage. Il finit à merveille les blouses, chemises et manteaux rétro. Il est permis de « trashiser » le reste de la tenue, en osant les talons vertigineux, la jupe courte et les leggings sexy. Pour les plus sages et les amoureuses de Claudine, il suffit de le porter avec des ballerines et un paletot.

Alexa Chung est une grande fan du col Claudine

Chloé Sevigny porte une robe Miu Miu

Clémence Poésy s'amuse à dédramatiser le col Claudine avec une mini jupe en jean

Nicole Kidman - décembre 2010

 

 

 


 

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Robert de Niro vu par Hedi Slimane

Robert de Niro photographié par Hedi Slimane, travail à découvrir sur le blog d’Hedi Slimane – de magnifiques clichés d’une grande intensité, noir-blanc, qui laissent transparaître la personnalité de l’acteur.

 

Le photographe

Pour celles qui ne le connaîtraient pas (elles existent?!), Hedi Slimane est un styliste et photographe français, né à Paris le 5 juillet 1968. Son père, d’origine tunisienne, est comptable et sa mère est une couturière italienne. Après un passage en hypokhâgne pour préparer l’Institut d’études politiques de Paris, il entre à l’École du Louvre où il étudie l’histoire de l’art.

Dès son adolescence, le jeune Hedi confectionne ses propres vêtements, car la carrure des habits en magasin est trop large pour sa fine silhouette.

De 1992 à 1995, il assiste Jean-Jacques Picart, notamment sur le projet du centenaire de la « toile monogramme » de Louis Vuitton. Il débute dans le prêt-à-porter comme directeur des collections chez Yves Saint-Laurenten 1997 puis devient directeur artistique. Après une collection black tie pour l’automne-hiver 2000–2001, il choisit de quitter YSL pour accepter le poste de directeur artistique chez Christian Dior pour la collection Dior Homme. En 2003, il se voit confier la direction des parfums et de la création et de l’architecture des boutiques.

En 2004, il publie Stage (éditions Steidl), un recueil de photographies de groupes de rock – sa passion.

En juillet 2007, Hedi Slimane décide de ne pas renouveler son contrat Dior Homme, arrivé à échéance. Afin de le persuader de rester, la maison de couture lui avait proposé de financer sa propre griffe, mais les discussions qui s’ensuivirent échouèrent. Hedi Slimane explique qu’il n’a pas souhaité perdre le contrôle de son nom, et du management de sa propre marque, conditions sine qua non à la signature de son nouveau contrat Dior Homme.

Il part aux États-Unis, et commence son projet Young American, présenté au FOAM museum à Amsterdam en juillet 2007. Il organise une exposition collective, SWEET BIRD OF YOUTH, chez Arndt and Partners, à Berlin, avec l’ensemble de la jeune scène artistique New Yorkaise, en juin 2007. Il est également exposé à La Fondation Ellipse pour l’art contemporain, à Lisbonne, en mai 2007.

Slimane a créé pour le duo de musique électronique français Daft Punk les costumes de robot arborés lors de leur vie publique.

En 2007 il réalisa un photoshoot de la chanteuse de rock Courtney Love qu’il mit sous couverture qu’il nomma Courtney Love by Hedi Slimane: Portrait Of A Perfomer.

Hedi Slimane a photographié Lady Gaga pour son album The Fame Monster (regarder à l’arrière de l’album).

A découvrir également

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Un habit pour mon iPhone 4

Dans la vie, il faut savoir se faire plaisir. Mon caprice du jour, un étui Hermès en veau swift etoupe, intérieur chèvre gold (CHF 330)

Détail

Qu’en pensez-vous?

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Envie d’été …

Certains défilés ont le pouvoir de vous transporter directement en été au bord de la plage. Quel talent!

Cette année, c’est le cas de la marque FENDI. Rêvons ensemble…

Karl Lagerfeld et Silvia Venturini Fendi

 

Tendances – blanc ou coloré, pantalon taille haute, robe longue, raie de côté, cheveux lisses, rouge à lèvres orangé

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Je n’oublie pas pour autant le printemps et vous propose un accessoire… plus précisément le sac Silvana – une union de cuir noir et beige nuancée par du cuir façon crocodile, teinté en brun. Une poignée bleu apporte une touche de créativité et de couleur.

Quelques chiffres… 21 cm de hauteur, 28 cm de largeur = 6000 euros!

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En savoir plus sur l’histoire de Fendi

En 1925, Adèle et Edoardo Fendi inaugurent une petite boutique de sacs et un atelier de fourrure à Rome, via del Plebiscito. Du fait de la qualité de leurs créations, celles-ci sont très bien accueillies par une clientèle de plus en plus nombreuse.

Après guerre, les cinq filles du couple, Paola, Anna, Franca, Carla et Alda, intègrent l’entreprise familliale, qui fait de l’innovation et de la recherche son trait distinctif. Saison après saison, l’objectif est de travailler les peaux comme s’il s’agissait de tissus, ainsi que de les conjuguer à d’autres matériaux, proposant des mélanges inédits. L’innovation concerne également les techniques de coloration, visant la création d’effets insolites et surprenants.

Depuis, les ateliers Fendi poursuivent cette approche, mariant créativité, savoir faire traditionnel et nouvelles technologies.

En 1965, les soeurs Fendi font appel au talent de Karl Lagerfeld, qui est, depuis, directeur créatif du prêt-à-porter féminin. C’est le début d’une collaboration qui modifiera la perception de la fourrure: auparavant considérée comme le symbole d’un statut social de prestige, celle-ci devient un véritable phénomène de mode. Ce concept se traduit par la création d’une ligne prêt-à-porter de fourrure, qui anticipe la naissance d’une véritable ligne ready to wear.

Le succès grandissant des collections Fendi pousse la Maison à entreprendre une stratégie de diversification. Cette démarche aboutira, au cours des années 80, à la création du prêt-à-porter femme et homme, des lignes d’accessoires, des propositions de décoration d’intérieur, ainsi qu’à la naissance des premières fragrances Fendi.

Suit la Selleria (Sellerie), une gamme d’accessoires très particulière, qui renoue avec les origines de la maison romaine: admirative du savoir faire traditionnel propre aux artisans selliers, Adèle Fendi avait instauré une collaboration avec quelques uns de ces derniers, qui travaillaient le cuir pour son atelier. Au cours des années 20, ce sont donc des sacs et des malles absolument uniques qui font la réputation de la boutique et du laboratoire de création Fendi.

La ligne Selleria a été conçue par Silvia Venturini Fendi, petite fille des fondateurs, afin de poursuivre cette tradition: les modèles proposés, en série limitée ou bien des pièces uniques, sont entièrement coupés, cousus et assemblés à la main.

Depuis son entrée au sein de la Maison, Silvia Venturini Fendi, se dédie à la direction artistique des lignes homme et accessoires. En 1997, elle crée le sac Baguette Fendi, l’un des classiques de la marque.

A l’occasion des célébrations des 80 ans, la griffe a inauguré, à Rome, le Palais Fendi, concept store conçu par Peter Marino, qui abrite également les bureaux de style et les ateliers de production Fendi. La même année, la griffe inaugure la boutique parisienne de l’Avenue Montaigne.

Depuis 2001, la griffe fait partie du Groupe LVMH. Les produits Fendi sont aujourd’hui distribués dans le monde entier à travers un réseau de plus de 160 magasins en nom propre ainsi que dans des magasins multimarques de prestige à l’international.

Source PureTrend

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Les suissesses votent depuis 40 ans… seulement!

Le 7 février 1971, les hommes suisses accordent (enfin!) le droit de vote aux femmes. Il faudra attendre 10 années supplémentaires pour voir apparaître dans la constitution suisse un article sur l’égalité entre hommes et femmes.

Je viens d’achever la lecture du magazine FEMINA du 9 janvier consacré exclusivement à cet évènement – je vous le recommande (accessible intégralement en ligne ici.)

Droit de vote des femmes dans le monde

Il faut savoir que la Suisse est l’un des derniers pays à avoir donné le droit de vote aux femmes ! Il se situe derrière l’Afghanistan et l’Iran qui l’ont accordé en 1963… Les pionniers ont été l’Australie (1902), la Nouvelle Zélande (1919) et la Suède (1919). Aujourd’hui, il n’y a aucun pays où les hommes auraient le droit de vote mais pas les femmes.

En savoir plus

L’émancipation suisse

1846 – pétition contre la curatelle des femmes ; 157 bernoises déposent avec succès une pétition pour l’abolition de la mise sous tutelle des femmes veuves ou célibataires.

1868 – première pétition pour l’égalité ; à Zürich, un groupe de femmes exige publiquement, pour la première fois, l’égalité civile et politique ; une genevoise, Marie Goegg-Pouchoulin fonde une association pour défendre les droits des femmes et revendiquer l’égalité.

1904 – le parti socialiste suisse s’engage pour les femmes en demandant l’égalité progressive dans le droit public et le privé.

1909 – création de l’association suisse pour le suffrage féminin.

1911 (19 mars) – première journée féminine de l’Internationale socialiste en Allemagne et en Suisse ; elle deviendra la Journée de la femme (8 mars)

1912 – première motion devant le Grand Conseil saint-gallois en faveur du droit de vote des femmes déposée par une fraction du parti socialiste

1921 – premières votations cantonales (Neuchâtel, Bâle-Ville, Glaris, Saint-Gall, Genève et Zürich) sur le suffrage féminin soldées par un majoritaire refus (2/3). Les motifs invoqués – destruction de la famille, masculinisation des femmes et bolchevistion générale…

1942 – interruption de grossesse ; approuvé en votation populaire en 1938, le nouveau code pénal suisse entre en vigueur. Il autorise l’avortement si la vie de la mère est en danger.

1945 – création du cercle suisse des femmes contre le droit de vote des femmes… !

1959 – première votation fédérale sur le suffrage féminin ; résultat: 66,9% de non ; par contre, le projet est accepté par les cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel.

1960 – la socialiste Raymonde Schweizer est la première suissesse à être élue dans un parlement (grand conseil neuchâtelois)

1961 – le pilule est commercialisée en Suisse.

1971 – nouvelle votation sur le suffrage féminin ; 65,7 % de oui !

1981 – les suisses acceptent le principe de l’égalité des sexes à 60% de oui. L’interdiction des discriminations de genre est inscrite dans la Constitution et les femmes peuvent revendiquer l’égalité salariale.

1984 – Elisabeth Kopp est la première conseillère fédérale

1988 – nouveau droit matrimonial ; femmes et hommes sont égaux au sein du couple. Plus besoin de la signature du mari pour l’ouverture d’un compte en banque! Avant cela, la fortune de la femme était confiée à son mari qui s’en occupait sans avoir besoin de son approbation ! Le mari pouvait également s’opposer à ce que son épouse travaille.

La mode adaptée à chaque âge vu par Anne-Marie Simond, illustratrice à Femina dans les années 70.

 

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Toujours belles … #02

Charlotte Rampling est la fille de Godfrey Rampling, colonel de l’armée britannique qui fut, pour le Royaume-Uni, champion olympique d’athlétisme au relais 4 x 400 mètres lors des Jeux olympiques de Berlin de 1936. Elle a 8 ans lorsque sa famille s’installe à Fontainebleau. Inscrite à l’école communale, elle y apprend le français.

De retour en Angleterre, l’adolescente se produit dans des spectacles de music-hall avec sa sœur, puis travaille brièvement comme mannequin.

En 1972, elle épouse l’acteur Bryan Southcombe. Ils vivent en « ménage à trois », avec un mannequin. Ils auront un fils, Barnaby, puis divorceront en 1976. Barnaby Southcombe est aujourd’hui metteur en scène de télévision et connaît un certain succès.

En 1978, elle épouse le compositeur Jean-Michel Jarre avec lequel elle a 1 enfant, David Jarre. Elle se séparera de Jean-Michel Jarre en 1997. Il faut dire que les conquêtes féminines du compositeur s’étaleront régulièrement dans la presse à scandale. Son nouveau compagnon, Jean-Noël Tassez, est un homme d’affaires.

Carrière

Elle fait ses débuts au cinéma en 1965 dans le film du Swinging LondonLe Knack… et comment l’avoir, puis tourne dans des comédies à succès tout en prenant des cours d’art dramatique à la Royal Court School. Mais, très marquée par le décès brutal de sa sœur, elle décide de quitter la Grande-Bretagne.

Installée en Italie, Charlotte Rampling y fait sa première rencontre marquante, celle de Luchino Visconti, qui la dirige en 1969 dans Les Damnés. La comédienne joue dans Portier de nuit, film qui la révèle au grand public en 1974. Dans ce succès-scandale de Liliana Cavani, elle incarne une rescapée des camps nazis qui entretient une étrange relation avec son ex-bourreau. Se plaisant à explorer à travers ses rôles les zones les plus troubles de l’âme humaine, elle s’éprendra d’un chimpanzé devant la caméra d’Oshima (Max mon amour, 1985). Les Américains ne sont pas insensibles au charme de l’énigmatique Rampling, qui fait fondre Woody Allen (Stardust Memories, 1980), Robert Mitchum (Adieu ma jolie) et joue les femmes fatales chez Sidney Lumet (Le Verdict).

Ayant élu domicile en France à la fin des années 1970, elle y tourne avec Boisset (Un taxi mauve), Lelouch (Viva la vie !) et Deray (le polar On ne meurt que deux fois en 1985). Moins présente sur les écrans dans les années 1990, elle livre en 2000 des prestations remarquées dans La Cerisaie (d’après Tchekhov) et le singulier Signs & Wonders de Jonathan Nossiter.

L’année suivante, Charlotte Rampling fait un retour éclatant grâce à Sous le sable, portrait d’une femme désemparée après la disparition de son mari, signé François Ozon, cinéaste qu’elle retrouvera ensuite pour Swimming pool. C’est au moment même où un César d’honneur vient récompenser l’ensemble de sa carrière (en 2001) qu’elle redevient une actrice de premier plan, s’illustrant aussi bien dans la comédie (Embrassez qui vous voudrez, 2002) que dans le thriller (Lemming), le film d’auteur (Vers le sud, 2006) que le divertissement hollywoodien (Basic Instinct 2). Elle joue dans la publicité d’Allianz en 2010.

Photo Jeff Vespa 2005

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