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Swiss success story

Eboutic.ch est l’histoire d’une success story suisse. La société a été créée il y a 4 ans par Laure de Gennes et Arthur Dauchez.

Laure de Gennes, co-fondatrice d'eBoutic

Arthur Dauchez, CEO d'eBoutic

Depuis, la société s’est rapidement imposée en leader suisse des ventes privées sur Internet, affichant une croissance organique annuelle supérieure à 100%. Employant 50 personnes et visant un chiffre d’affaires de CHF 35 millions pour 2011, Eboutic.ch compte plus de 800’000 membres qui, en 2010, se sont vus proposer des produits de quelque 300 marques, dont ses principaux partenaires : Converse, Puma, Levis, Philips, Alessi et autres.

Ventes en cours

Dernière innovation de la société – un shop sur Facebook (lire interview à ce propos) qui permet de commander directement depuis Facebook.

Cette réussite n’est pas une surprise, car les deux fondateurs d’Eboutic.ch, Arthur Dauchez et Laure de Gennes, avaient toute l’expérience et les talents nécessaires. Entrepreneur dans l’âme, spécialiste des nouvelles technologies, Arthur Dauchez avait déjà connu le succès avec VisioWave SA, en 1998. Alors que Laure de Gennes avait été directrice commerciale dans les télécoms, chez Orange et SFR notamment.

Eboutic.ch cherchant à étendre ses activités, ses deux fondateurs ont recherché un nouveau partenaire. Assez rapidement, ils ont trouvé un terrain d’entente avec le Groupe Maus Frères. « Nous avons de fortes affinités avec ses dirigeants, avec qui, même si la taille de nos deux entreprises n’est pas comparable, nous partageons nombre de valeurs. Dans un climat de grande confiance réciproque, nous sommes très facilement tombés d’accord » souligne Laure de Gennes.

Enseignes du groupe Maus Frères

Jean‐Bernard Rondeau, secrétaire général de Maus Frères, d’expliquer: « En vérité, nous n’achetons pas Eboutic.ch, mais nous nous assurons le savoir‐faire confirmé d’un pur « player » de la vente sur Internet. Notre prise de participation chez Eboutic n’est donc pas uniquement une acquisition de chiffre d’affaires, mais un axe stratégique de développement, dont nous entendons faire profiter nos enseignes suisses, dans une vision à long terme. »

Didier Maus, président du groupe familial, ajoute pour sa part que « le Groupe Maus Frères a une stratégie claire. Il entend encore renforcer son leadership dans ses activités de distribution de détail en Suisse et concentre ses efforts et investissements dans les domaines où il est déjà l’un des leaders du marché, à savoir les chaînes Manor, Jumbo, Fly et Athleticum. Mais, en parallèle, nous entendons aussi poursuivre notre développement international et, après avoir relancé les marques Lacoste et Aigle, étoffer encore notre portefeuille de marques réputées, comme nous l’avons fait en prenant le contrôle de Gant, en 2008. »

De son côté, le Groupe Maus annonce un chiffre d’affaires global 2010 de près de CHF 5,3 milliards réalisé avec le concours de quelque 22’000 personnes, dont 13’000 employées en Suisse.

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Aller à l’essentiel

Si votre maison brûlait, quels objets sauveriez-vous ? Que privilégier – l’aspect pratique/utile ou la valeur sentimentale ?
Le photographe Robert Holden a créé le site THEBURNINGHOUSE. Il y publie des photos des kits de survie des personnes interrogées (principalement des photographes et professionnels du design du monde entier). Les clichés, sous forme de nature morte, reflètent leurs intérêts et leurs priorités.
Je trouve les photos esthétiques et l’idée plutôt sympa… et vous, quels objets sauveriez-vous des flammes ?

Alessandro Mazzero & Chiara Moro - 27 et 22 ans - Ilalie - designer

David Torell - 31 ans - Suède - photographe/écrivain/traducteur

Scott McKeon - 25 ans - Angleterre - guitariste/producteur

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Dr House le vaut bien !

La marque de cosmétiques a choisi l’acteur britannique Hugh Laurie de 52 ans comme nouvel ambassadeur des produits L’Oréal Men Expert.

« Par son franc-parler et son humour, sa personnalité a fait de lui un des acteurs les plus authentiques, charmeurs et attachants pour des millions d’hommes et de femmes« , souligne L’Oréal Paris.

« Dr House », une des séries les plus regardées dans le monde, diffusée en France sur TF1, met en scène un médecin misanthrope, à l’humour décapant et sarcastique.
Hugh Laurie est aussi musicien. Déjà membre du groupe Band from TV, dans lequel il collabore avec d’autres acteurs de séries, il a sorti en avril un premier album solo qu’il a présenté sur scène à Paris le 11 mai.

Fils d’un médecin, il est né et a grandi à Oxford. Il a été collégien à Eton avant d’intégrer Cambridge pour un cursus archéologie-anthropologie. Il y pratique de l’aviron dans l’équipe qui affronte chaque année Oxford dans la Boat Race sur la Tamise. Cependant, il souligne n’avoir jamais eu le niveau de son père, Ran Laurie, médaillé d’or d’aviron aux Jeux Olympiques de 1948.

A Cambridge, il découvre aussi le théâtre, et sa copine-camarade Emma Thompson qui l’embarque dans Cambridge Footlights, le club de théâtre du campus et biotope de moult futures pointures, de John Cleese (Monty Python) à Cecil Beaton (photographie). Décisif Footlights, qui lui fait rencontrer l’excellent Stephen Fry, futur parrain de ses trois enfants et alter ego du début de sa carrière, dans des séries télévisées. A cette époque-là, Laurie a tout d’un néo-Buster Keaton, cinglé impassible. Dans ces sketchs, il lui arrive déjà de chanter.

«Je ressens une certaine fierté à être acteur. On les présuppose souvent stupides, vaniteux, moi, je les vois intelligents, perspicaces, très observateurs et pas seulement de leurs propres personnes. Ils sont en outre très souvent drôles, les bons en tout cas.»

L’acteur débute au cinéma en 1985, dans Plenty. L’année suivante, il apparaît dans la série télévisée Blackadder, où il se sert de son talent de comique. En 1987, Hugh Laurie joue des séries de sketchs dans A Bit of Fry and Laurie. A partir de 1989, l’acteur multiplie les apparitions au cinéma : il tourne dans Strapless en 1989, Peter’s Friends en 1992 et Raison et sentiments en 1995. En 1996, Hugh Laurie s’investi à nouveau dans la production d’une série de sketches dans Tracey Takes on… et interprète Jasper dans la production Disney, Les 101 Dalmatiens. En 1997, l’acteur fait une apparition dans Spice World, le film. L’année suivante, il joue dans Cousin Bette, Le Petit Monde des Borrowers et dans L’Homme au masque de fer aux côtés de Léonardo Di Caprio et John Malkovich entre autres. L’acteur apparaît également en tant que guest star dans un épisode de Friends (saison 4, épisode 24).

En 1999, il obtient un des rôles principaux de la comédie Stuart Little. L’année suivante, Hugh Laurie joue dans Maybe Baby et dans Carnivale. L’acteur tourne également dans les productions The Piano Turner, Judy Garland : la vie d’une étoile et Chica de Rio en 2001. Il reprend son rôle de Frederick Little dans Stuart Little 2 en 2002. A partir de 2002, l’acteur se consacre à la télévision : il apparaît comme guest star au générique de MI-5 et joue dans Les Griffin en 2003. Il obtient le rôle principal de la série, Fortysomething, la même année. Reconnu en Grande-Bretagne, Hugh Laurie se révèle au grand public en 2004 avec la série Dr House diffusée sur la chaîne américaine FOX, dans laquelle il incarne le docteur Gregory House. Il joue aux côtés de Lisa Edelstein, Robert Sean Leonard, Jennifer Morrisson, Omar Epps et Jesse Spencer entre autres. Parallèlement, l’acteur tourne dans le film Le Vol du Phoenix en 2004 et dans Au bout de la Nuit en 2008.

L’acteur a été récompensé pour son rôle dans la série Dr House : il a été sacré Meilleur acteur de série aux Golden Globes en 2006 et 2007.

Hugh Laurie chanteur de blues
sur le plateau de l’émission On n’est pas couché


sur C à vous

Hugh Laurie écrivain

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Barbie grandeur nature

Galia Slayen est une jeune étudiante à l’université d’Hamilton qui a organisé la Semaine Nationale de Sensibilisation aux Troubles Alimentaires : à cette occasion, elle a fabriqué une Barbie « taille réelle » pour désacraliser ses mensurations « de rêve ».

Si Barbie était « grandeur nature », elle mesurerait 1,82 mètre, aurait un tour de poitrine de 91,4 centimètres, un tour de taille de 45,7 centimètres et un tour de hanches de 83,8 centimètres. Galia Slayen, une étudiante qui s’est battue contre l’anorexie il y a quelques années, a voulu montrer à quoi ressemblerait une personne qui aurait effectivement de telles mensurations. Le résultat est plutôt inquiétant : la « femme » obtenue est très grande, avec des jambes interminables, une taille squelettique et une poitrine disproportionnée.

Le site huffingtonpost.com rapporte les propos de la jeune femme qui explique sa démarche. En 2007, quand elle était étudiante à l’Université d’Hamilton, elle a quitté l’équipe de Pom-Pom Girls dont elle faisait partie. Elle ne pouvait plus supporter la pression qu’elle subissait, notamment du point de vue de son physique. Désirant que ses camarades « réalisent l’importance des conséquences que peuvent avoir les troubles alimentaires et l’image du corps », elle a décidé de créer la Semaine Nationale de Sensibilisation aux Troubles Alimentaires (NEDAW).

Elle a donc décidé de fabriquer, avec du bois, un marteau, quelques clous et des outils, un mannequin d’1,82 mètre de haut. À l’aide de grillage métallique et de papier mâché, elle a pu modeler le corps étrangement proportionné de la poupée que les petites filles idolâtrent. Une fois la Barbie rembourrée et habillée, Galia s’est rendue dans un magasin de jouets et a acheté une « tête à coiffer » Barbie, pour lui procurer ce visage si facilement identifiable. La Barbie « taille réelle » était prête. À une telle échelle, le corps de la poupée, qui paraissait svelte et harmonieusement galbé quand elle mesurait 20 centimètres, est devenu squelettique et déformé.

Pour dénoncer le contraste entre le fantasme de ces mensurations idéalisées et la réalité qu’elles incarnent, Galia a également fait le choix de mettre en scène sa création avec de vrais habits. « J’ai mis mes anciens vêtements à Barbie. La jupe qu’elle porte encore aujourd’hui est un souvenir de qui j’étais quand je la portais, et que je me battais contre l’anorexie. Je l’ai mise à Barbie pour me souvenir que ce à quoi elle ressemble, et ce à quoi je ressemblais, n’est ni sain ni ‘normal’. »

Un symbole qui dénonce le culte de la perfection

La poupée est donc un réel symbole pour Galia, qui se sert de ce modèle pour exprimer le mal-être que peuvent ressentir les anorexiques quand elles ne se perçoivent plus telles qu’elles sont. « Le rôle de ma Barbie est simple », explique la jeune femme. « Elle attire l’attention des spectateurs et fait surgir des questionnements qui restaient dans le silence. » Voilà maintenant quatre ans que Galia Slayen ressort sa poupée géante à l’occasion de la NEDAW. Elle sensibilise les gens à l’image du corps et aux troubles alimentaires, en particulier l’anorexie.

Pour la jeune femme, il est primordial de montrer que les poupées Barbie, que les petites filles idéalisent quand elles sont enfants, ne sont en rien l’image que leur corps pourra avoir quand elles deviendront adultes. Malgré leur apparence humaine, elles n’illustrent pas la réalité : une femme proportionnée comme une poupée Barbie serait par exemple dans l’incapacité de se déplacer autrement qu’à quatre pattes.

À travers l’exemple de la Barbie qui sert de modèle à de nombreuses petites filles, Galia dénonce le culte de la perfection. Véhiculé dès l’enfance, celui-ci peut fausser les perceptions intimes des adolescents et jeunes adultes au point de leur infliger un mal-être susceptible de se prolonger dans le temps.

 

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