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La fin du sac plastique en Suisse

Emballage éphémère dont la durée d’utilisation moyenne est estimée à 25 minutes, le sac plastique est distribué à des centaines de millions par années aux caisses du pays.

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Le 12 mai, le Conseil National a décidé de mettre fin à l’invasion des cabas jetables sur sol helvétique, répondant ainsi à une motion du PDC Dominique de Buman.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer alors que le Conseil Fédéral ainsi que les chaînes de supermarchés sont opposés à une interdiction.

De l’Europe aux Etats-Unis, en passant par l’Inde et la Chine, de nombreux pays les ont déjà interdits ou sont en voie de le faire. En Suisse, pour l’heure, seuls le Tessin, Berne et Jura les ont bannis de leurs législations respectives. A Genève, Migros a décidé de ne plus donner de «cornet jetable» en accord avec les autorités municipales.

La situation est quelque peu particulière en Suisse, fait observer Monika Weibel, porte-parole de Migros. Le problème de ces sachets provient essentiellement des décharges à ciel ouvert. En Suisse, celles-ci n’existent pas, la quasi totalité des 3000 tonnes de sacs en plastique consommés par année est incinérée. Cela ne correspond qu’à 0,5% de tous les plastiques utilisés, estiment en outre les autorités fédérales.

La question de leur remplacement n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Les sachets en papier posent problème car ils utilisent de grandes quantités d’eau et de cellulose et qu’ils sont lourds à transporter. Quant à leurs succédanés biodégradables, qu’ils soient produits à partir de maïs, de patate ou de soja, les études menées par Coop montrent que leur écobilan n’est pas toujours favorable. Au contraire, surtout lorsque le maïs est transgénique ou que le soja est produit à grand renfort de pesticides…

Quoi qu’il en soit, la seule réponse crédible ce sont les sacs réutilisables, plaide Dominique de Buman. On observe que les consommateurs français ou allemands s’y sont accommodés sans trop rechigner. De même les Suisses semblent apprécier les cabas durables et très résistants qui leurs sont proposés aux caisses au prix de 2 francs.

Source: Bon à savoir.

Classé dans:Clin d'oeil

2 Responses

  1. marie-genève dit :

    pour les grosses courses un chariot « mémère » acheté il y a une 15aine d’années suite à un bras cassé. Pour les petits achats imprévus, je sors de son petit étui un sac en nylon bien plié. La taille d’un paquet de cigarettes, poids-plume, le prix d’un ticket de bus court trajet, deux ans qu’il a trouvé un petit coin dans mon sac à main, toujours prêt, comme un bon scout. Lavable. Dans la même virée shopping, je peux refuser les sachets FNAC, Globus et pharmacie. Ma poubelle me remercie.
    Faites de beaux rêves

  2. Mlle Pika dit :

    Merci pour cet article très intéressant. Je trouve également que les sacs jetables sont une hérésie à l’heure actuelle, vive le réutilisable! J’ignorais que nos politiciens avaient pris à coeur le problème et j’en suis ravie.

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