Caro Fashionews

Vogue Paris – cru 2011

Un arrière goût des années 80 pour ce clip qui lance la nouvelle version du site Vogue parisien.

Musique des Wham! « Wake me up before you go-go » 1984.

Un blog ou un site ?

Je trouve que le nouveau look du site Vogue ressemble à un blog. Une suite d’articles journaliers à faire défiler.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Magazines Vogue US désormais accessibles online

2800 numéros du Vogue américain parus depuis 1892… les créateurs, stylistes et photographes voulant fouiller dans les archives du célèbre magazine peuvent désormais le faire en ligne et en quelques clics.

«Cela représente 400’000 pages. Il y a tout», déclare Matt Dellinger, le journaliste et concepteur multimédia qui a dirigé ce projet numérique pour le groupe Conde Nast, éditeur de Vogue. «Quand vous consultez (le site), c’est comme si vous étiez devant les vraies pages du magazine».

A 1575 dollars par an, soit le prix d’une robe bustier Dolce & Gabbana, l’abonnement aux archives de Vogue n’est pas particulièrement bon marché, comme le remarque avec humour Fashion Bomb Daily, un blog consacré à la mode.

Mais Matt Dellinger, dans un entretien téléphonique depuis New York, explique que la valeur du site réside dans le fait que chaque photographie, chaque publicité et – depuis octobre 1988 – chaque vêtement a été légendé et peut donc être retrouvé par le moteur de recherche.

Publicité et photographies

«L’essentiel de notre travail a consisté à créer un index de façon à pouvoir retrouver une publicité ou une photographie» en particulier, précise-t-il. «C’est ça, la nouveauté», car dans la plupart des archives en ligne, on ne peut, au mieux, faire des recherches que dans le texte.

Par exemple, quelqu’un qui chercherait une robe plissée du couturier Balenciaga serait renvoyé vers le numéro du 15 septembre 1939, où il découvrirait le délicat croquis d’une petite robe noire, de la main du maître.

D’autres recherches révèlent que depuis la création du magazine le 17 décembre 1892,Vogue a fait référence à «Chanel» 12’406 fois, à «Dior» 8970 fois et à Yves Saint Laurent 6136 fois – 7381 si l’on cherche avec ses initiales «YSL».

Le site permet également de suivre les chemins escarpés de la mode et de ses tendances, à l’instar du velours côtelé, qui disparaît des radars dans les années 1910, avant son fulgurant retour dans les années 1970.

En parcourant le tout premier numéro de Vogue – «un magazine hebdomadaire sur la mode et la société» devenu bimensuel, puis mensuel en 1973 – on découvre que le premier modèle de couverture était une débutante new-yorkaise. Et que les chiens, à en croire le correspondant londonien du magazine, étaient la grande tendance du moment.

Pratique pour les designers

Mais les archives ont aussi quelques failles: en entrant «Nous ne nous levons pas pour moins de 10’000 dollars par jour» dans la fenêtre de recherche, le site échoue à retrouver l’article d’octobre 1990 dans lequel la top-model Linda Evangelista avait fait scandale avec sa célèbre déclaration…

Karin Bohleke, directrice des collection de mode de la Shippensburg University en Pennsylvanie, observe que la consultation d’anciens numéros de magazines de mode est une part importante du processus créatif pour les designers de mode.

«Vous voyez les évolutions, le développement (des modes), vous remarquez des parallélismes, des choses comme ça», affirme Mme Bohleke, auteur d’une étude sur les magazines féminins français et américains au XIXe siècle.

Harper’s Bazaar, le grand rival de Vogue, n’a pas précisé s’il pensait lui aussi mettre ses archives en ligne. Et aucun projet en ce sens n’est prévu pour les autres éditions deVogue, que ce soit en France, en Grande-Bretagne, en Italie ou au Japon.

Source – AFP

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Mario Testino photographie Charlotte Casiraghi pour Vogue

Pour la première fois, Charlotte Casiraghi joue les mannequins. Et c’est à Vogue Paris que la fille aînée de la princesse Caroline a réservé l’exclusivité d’une séance photo orchestrée par Mario Testino au château de Fontainebleau.

La nièce d’Albert II – 25 ans depuis le 3 août dernier – prend la pose sur la couverture et dans les pages intérieures du magazine. Un portofolio tout en élégance où la jeune femme, habituée des compétitions hippiques, irradie le papier glacé. «Je ne suis pas princesse […], précise-t-elle dans l’entretien accordé à Olivier Lalanne. 

« Ma mère l’est, pas moi. Je suis la nièce d’un chef d’Etat et à ce titre j’ai quelques devoirs de représentation, rien de contraignant ou de très exceptionnel« , déclare-t-elle avec modestie. Quant à ses apparitions toujours médiatisées et durant lesquelles ses allures parfaites font sensation, elle a expliqué : « J’aime le pouvoir de transformation que permet la mode. Mais ce n’est pas une obsession, ni une prise de tête. S’habiller, pour moi, c’est une façon d’honorer les gens qui m’invitent ou ma famille. Je ne cherche jamais à être spectaculaire. Je veux être juste et respectueuse.« 

Les spécialistes noteront que Charlotte Casiraghi s’inscrit comme icône de la mode, obtenant la faveur de Vogue de faire la couverture de ce numéro de septembre, le plus attendu de l’année. Cette couv’ est aussi un clin d’œil aussi à sa mère, la princesse Caroline, qui avait posé pour Vogue, en décembre 1983, colorisée par Andy Warhol.

Caroline de Monaco par Andy Warhol

 Mario Testino, le talentueux photographe, qui recevra le 19 septembre prochain à Londres le prix honorifique Moët & Chandon Etoile Award, n’est autre que le parrain de l’homme avec qui Charlotte est en couple depuis 4 ans: Alex Dellal.

La muse de Gucci, cavalière professionnelle et amatrice de philosophie et de littérature, a conclu sur sa vision du destin, allant dans la lignée de sa ligne directrice de vie : « Si je suis consciente d’avoir de la chance, je sais aussi qu’il faut se battre. Ce n’est pas ce dont on hérite au départ qui fait une vie. Une vie, ça se construit. Et c’est ce qu’on en fait qui est important.« 

A 25 ans, la jolie Charlotte au minois parfait, deuxième du classement Young Style Icon of 2011 dressé par le magazine Hello!, a également la tête bien faite. La clé évidente de son succès !

Biographie

Née le 3 août 1986 à la clinique Grace de Monte Carlo, à Monaco, Charlotte Casiraghi est la fille de la princesse Caroline et de Stefano Casiraghi, un riche industriel italien décédé dans un accident de bateau alors qu’elle n’avait que 4 ans. Quatrième héritière du trône de Monaco, Charlotte a deux frères, Andrea et Pierre.

Caroline de Monaco et Stefano Casiraghi

Passionnée par l’équitation depuis son plus jeune âge, Charlotte Casiraghi excelle dans le domaine. Sa beauté unique et sa discrétion lui valent les éloges de la presse internationale. Mais Charlotte est également fan de mode, d’art contemporain et dédie son temps à l’écriture.

Etudiante brillante, Charlotet Casiraghi suit des études de philosophie à Paris, ville où elle vit depuis quelques années. Elle affiche déjà au compteur un stage en journalisme au prestigieux The Independent de Londres.

Londres, une ville qui lui est chère car son petit ami y travaille. Elle vit le parfait amour avec Alex Dellal, fils d’un richissime promoteur londonien, d’origine iranienne.
Sa beauté et sa grâce font déjà le bonheur des créateurs, qui se battent pour pouvoir l’habiller lors des événements officiels liés à la couronne monégasque.

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90 ans de Vogue

Le magazine de mode Vogue fête ses 90 ans et publie à cette occasion un numéro exceptionnel de 620 pages, 2,2 kilos, le plus gros jamais imprimé dans l’histoire du mensuel français.Le numéro est structuré en quatre parties distinctes:

  1. le magazine –
    1. 8 portraits de femmes qui ont marqué durant ces 90 ans
    2. la description d’un intemporel “la petite robe noire”
    3. la présentation des “happy few” (personnalités qui font rêver)
    4. le politiquement incorrect, spécialité du magazine
  2. la mode – shooting selon les thèmes suivants:
    1. “le bal masqué”
    2. “the party”
    3. “think punk”
    4. “la petite”
    5. “androgyne”
    6. “les péchés”
  3. la beauté – six géants de l’industrie cosmétique révèlent leurs projets futurs…
  4. les bijoux – illustrés sous la forme de “festin” (la provocation extrême !)

Joint à ce numéro collector, un portfolio de clichés audacieux pris par les plus grands photographes qui sont parus dans Vogue au fil des années.

Helmut Newton - 1971

David Sims - 2003

« Nous essayons toujours de garder un côté chic et glamour, se justifie Carine Roitfeld. Nous évitons de tomber dans le trash. On peut tout oser, mais toujours avec la « main » Vogue. »

Craig McDean - 2006

Mario Sorrenti - 2009

Steven Klein - 2009

PublicitéCertaines diront que Vogue n’est que publicité… pour ce numéro exceptionnel, la publicité représente environ la moitié. Pour moi, la meilleure page publicité est celle de la dernière campagne Chanel.

Anniversaire célébré par les plus grands de la mode

Un peu d’histoire
A l’origine, Vogue est un magazine américain, lancé en 1894 à destination des femmes influentes. Son nom est une allusion à l’océan et aux voyages transatlantiques au cours desquels de riches Américaines s’occupaient en lisant des revues de mode.

En Europe, un Vogue anglais a vu le jour en 1917 et Vogue Paris a été créé en 1920. Aujourd’hui, le Vogue américain, dirigé par Anna Wintour, est vendu à plus d’un million d’exemplaires, surtout son « september issue », qui peut compter jusqu’à 800 pages…

Positionnement
Le Vogue français se positionne sur un créneau plus avant-gardiste et plus audacieux. « C’est le plus gros contributeur d’articles repris dans les autres Vogue et le plus lu dans le monde« , souligne Xavier Romatet, PDG de la filiale française du groupe Condé Nast, qui publie le mensuel.

Pour Carine Roitfeld, rédactrice en chef de Vogue Paris, « le Vogue américain est plus commercial, grand public et consensuel. Il est plus proche de Elle. Vogue Paris est plus pointu et a davantage d’influence auprès des créateurs. Il est marqué par un esprit français, volontiers plus provocateur« .

Les photographes

Le mensuel a pour tradition de faire appel à de grands photographes pour mettre en scène la mode. « Nous sommes un magazine de mode haut de gamme, qui mise sur les signatures« , résume Carine Roitfeld.
Vogue a souvent défrayé la chronique avec des photos provocantes. En octobre, il a publié un cliché de Steven Klein montrant le mannequin Lara Stone maquillé en Noire, ce qui a suscité des protestations de SOS Racisme.

Laura Stone photographiée par Steven Klein

Santé financière et concurrents

La diffusion est en hausse régulière depuis cinq ans, pour atteindre 111 422 en moyenne par numéro en 2009.

« Nous avons survécu à deux crises, celle du luxe et celle de la presse, se félicite Mme Roitfeld. Notre lectorat rajeunit.« Comme pour les autres magazines de mode haut de gamme, les recettes publicitaires constituent une part importante de son chiffre d’affaires, jusqu’à 80 %.Le lancement de nouveaux magazines féminins comme Grazia inquiète peu la rédactrice en chef. « Chaque numéro de Vogue reste un collector, que l’on garde. Au contraire de cette presse féminine qui a une durée de vie très courte. Un magazine comme Elle montre la mode. Nous, nous réagissons, nous donnons des impulsions. Face à des tendances qui se succèdent de plus en plus vite, nous interprétons et faisons des choix subjectifs. »

Sur le créneau des magazines de mode haut de gamme, les concurrents de Vogue sont L’Officiel et Numéro. Le premier est publié par les éditions Jalou, propriété de la famille du même nom, le deuxième appartient au groupe Ayache.

L’Officiel a vu le jour en 1921 et va fêter lui aussi ses 90 ans. « Nous sommes plus centrés sur la mode, souligne Benjamin Eymère, directeur général éditorial. Nous mettons en scène le vêtement avant tout. C’est une presse qui relève presque de l’orfèvrerie, de l’artisanat d’art. » L’Officiel est diffusé à 63 000 exemplaires.

Interview de Carine Roitfeld

How do you feel about the magazine at 90?

In 90 years, we haven’t changed the mood of the magazine. It’s still very audacious. It’s still about beauty. It’s still about excess. It’s still very avant-garde. When we started to do the research, we discovered the same mood in the past, so we are very happy to feel that we are still looking like the iconic Vogue of Newton and Guy Bourdin. We try to be sophisticated, while a little on the edge all the time. But what I can see is that now, the censoring is bigger than it was 20, 30 or 40 years ago. I think we have less freedom. Today some pictures would not even be publishable. It’s not just about the nudity, but when you talk about things politically, the military, kids, it would all be politically incorrect and not publishable today.

How does that make you feel as an editor?

That we have to fight to keep this un-politically correct attitude of French Vogue, but it’s more and more difficult to be able do that. You cannot smoke, you cannot show arms, you cannot show little girls, because everyone now is very anxious not to have problems with the law. Everything we do now is like walking in high heels on the ice, but we keep trying to do it.

When you explain your philosophy about fashion to anyone who wants to contribute to French Vogue, what is it that you tell them?

Vogue is a very specific world. You are Vogue, or not Vogue. There are some editors and writers who can be very good, and still not Vogue. How can I describe it? It is, first, having the sense of luxury. It’s a sense of craziness, a bit. It’s a sense of beauty, because the images we are printing, most of them are going to be in a museum. It has to be cultural, because I think the French woman is not just interested in fashion. She is interested in painting, reading, movies and art, so it is a lot of things, altogether, to be a Vogue photographer, writer or stylist. And a Vogue reader.

What are you most proud of that you have brought to this magazine in the last 10 years?

When I see this anniversary issue, I think it is the best coffee-table book. I think it is good when something can stay interesting for a long time. It’s not just a trend for one month. What we did in this issue, I hope, in 10 years, will not be démodé, because now everyone can see fashion on the Internet. You can go on Style.com and see everything, but not how to wear it. This is what we try to give to the readers of Vogue.

How do you remain personally engaged with fashion when everyone else can see it online?

It’s still exciting to me, because when I am going to a fashion show, I’m not just looking at the clothes. I’m looking at the mood, I’m listening to the music, so sometimes, I can be a bit disappointed in one, two or three shows, and then I see a great one and my energy goes up again. There were some big fashion moments last week in Italy, like when you go to Prada, and wonder what’s she going to do this time, or at Dolce & Gabbana, and you are almost ready to cry. Maybe I still like the clothes. I don’t see them just to wear them, I see them as a piece of art sometimes.

With all the new designers hoping to be discovered, how do you know when someone really has it?

It is difficult. First, we have to find a moment to look at these young stylists, because we are overbooked with shows, overbooked with appointments and work like everyone else. But we try to find the time, because they are the future of tomorrow. When you talk to them, you know almost instantly. It’s like an instinct when you see a young painter or photographer. Because we have a big power, we have to use it to give an opportunity to some young kids, designers, makeup artists, photographers and models. It’s good that Anna Wintour was the one who needed to kick our butt, in a way, to do something. She did a lot in America, but in Paris, we were a bit slow. Now we understand, and we’ve seen so much return that we are going to be more and more aware to help.

Who do you think among the younger generation has the potential to become big?

I am very surprised by someone like Alexander Wang. I am amazed how he is good with fashion, with business, with public relations himself, with an attitude in his clothes that is spoken immediately. And I think a young guy called Joseph Altuzarra, who went to New York, is the next one to be big. The clothes he makes are very beautiful, and they are very wearable.

What bothers you about fashion today?

Sometimes I think, Why do I have to go to a show? Half an hour driving, half an hour waiting, seeing the show, then half an hour back. And when I get back, I see the show on the Internet. Sometimes it goes too quick sometimes. I like the idea of what Tom Ford did in New York. No one saw one outfit, except the 100 people who were guests. It was smart, because it makes envy. It’s too easy that Prada makes a collection and two hours later its on the Net and everyone can copy it. It’s too quick now, but I don’t think we can do anything about that. It’s just the time.

What’s next for you?

I’m full of ideas, and I want to have more parties and shows for the public. I want to make fashion more festive in Paris. This week we have the Vogue bar at the Crillon, where we changed the décor, the cocktail list, the pictures on the wall. The drinks are named after people. My drink is a Testarossa. It’s Campari and vodka, to fly very high, very far, very quick. We have the dirty martini of Stephen Gan — it’s delicious — and the apple martini of Tom Ford. I have a new job now: bartender. That is my dream, and also to open a karaoke.

What would be your song?

“You’re So Vain.” I think in this business, it’s a good song. It’s dedicated to a lot of people.

Vidéo

Exposition en 2009 des couvertures de Vogue en plein air sur les Champs Elysées

Sources
Vogue.fr
Le Monde

The New York Times

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